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dimanche, novembre 01, 2009

Résultats élections municipales Acton Vale 2009

Maire
Éric Charbonneau 1689
Juliette Dupuis 1096

District 1
Yves Arcouette (sortant) 313
Daniel Roy 288

District 3
Jean-Yves Chagon (sortant) 215
Luc Champagne 225

District 4
Yvon Robert (sortant) 376
Luis Fortin 133

District 5
Bruno Lavallée (sortant) 213
Dave Timmons 132

dimanche, octobre 25, 2009

Les Etats-Unis demandent l'extradition de Polanski

Les Etats-Unis ont formellement demandé jeudi soir à la Suisse l'extradition de Roman Polanski. Le cinéaste, poursuivi en Californie pour une affaire d'abus sexuels sur une mineure en 1977, est en détention depuis le 26 septembre après avoir été arrêté à Zurich. C'est l'ambassade des Etats-Unis à Berne qui a adressé la demande formelle d'extradition à l'Office fédéral de la justice (OFJ), respectant ainsi le délai de 40 jours. L'OFJ a indiqué vendredi matin qu'il allait maintenant transmettre la demande d'extradition aux autorités zurichoises qui la notifieront à Roman Polanski.

Celui-ci pourra alors faire valoir ses observations à l'OFJ, qui décidera s'il convient ou non de procéder à son extradition. Une décision que le cinéaste pourra encore contester dans les 30 jours auprès du Tribunal pénal fédéral et, en dernière instance, auprès du Tribunal fédéral. Selon les déclarations faites à l'Agence France Presse par l'avocat français de Roman Polanski Hervé Temime, le cinéaste «n'acceptera pas la demande d'extradition des Etats-Unis». Le juriste s'est refusé à tout autre commentaire, de même que l'avocat zurichois Lorenz Erni.

Un autre avocat, le français Georges Kiejman, avait pourtant laissé entendre mercredi sur les ondes d'Europe 1 que Roman Polanski pourrait choisir d'aller aux Etats-Unis pour s'expliquer. Les arguments en sa faveur «ne sont pas inexistants», selon lui.
Pas de libération La demande d'extradition se fonde sur un mandat d'arrêt émis par la Cour supérieure de l'Etat de Californie le 1er février 1978. Le cinéaste, aujourd'hui âgé de 76 ans, ne s'était alors pas présenté devant le juge et avait fui les Etats-Unis. Depuis, il n'y avait jamais remis les pieds. La victime a elle entre-temps retiré sa plainte.Arrêté alors qu'il se rendait au Festival du film de Zurich pour y recevoir un prix, Roman Polanski a vu sa demande de remise en liberté rejetée mardi par le Tribunal pénal fédéral (TPF) en raison d'un risque de fuite «élevé». Une décision contre laquelle Hervé Temime a dit vouloir recourir.

«Tuyau» suisse
Ce sont les autorités suisses, sur la base de «sources non-américaines», qui ont informé le 21 septembre leurs homologues américaines de la venue à Zurich de Roman Polanski, avait indiqué mercredi le porte-parole de l'OFJ Folco Galli. Deux jours plus tard, Washington confirmait la demande d'arrestation en vue d'une extradition. La ministre de Justice et Police Eveline Widmer-Schlumpf a pour sa part été informée un jour avant l'arrestation de cette affaire. Selon elle, la Suisse n'avait «pas d'autre choix» que de procéder à l'arrestation du cinéaste franco-polonais.

La ministre a rejeté le reproche selon lequel les autorités auraient pu agir plus tôt étant donné que Roman Polanski est propriétaire d'une villa à Gstaad, dans l'Oberland bernois, où il passe régulièrement ses vacances. L'OFJ a toujours appris ses séjours précédents seulement après son départ, selon Eveline Widmer-Schlumpf. Mais «cette fois le fait qu'il venait était connu».
Opinion divisée Depuis son arrestation, le sort à réserver à l'un des cinéastes les plus acclamés du monde divise profondément l'opinion et les médias.

Les nombreux feedbacks reçus notamment par swissinfo.ch font état d'avis très tranchés entre ceux qui estiment que le talent et le renommée ne sauraient excuser le viol d'une mineure et ceux qui prônent la clémence, contestant notamment la manière dont la Suisse arrête un artiste invité dans un festival pour y recevoir un prix.

samedi, octobre 17, 2009

Le Nobel de la paix à Barack Obama

Le prix Nobel de la paix 2009 a été attribué vendredi au président américain Barack Obama. Le jury du prix l'a distingué «pour ses efforts extraordinaires en faveur du renforcement de la diplomatie internationale et de la coopération entre les peuples». «Le comité a attaché une importance particulière à la vision et aux efforts d'Obama pour un monde sans armes nucléaires», a déclaré le président du comité Nobel, le Norvégien Thorbjoern Jagland. Premier président noir à être élu président des Etats-Unis, Barack Obama, qui a pris ses fonctions il y a moins de neuf mois, a prôné le mois dernier à l'ONU une planète débarrassée de toutes ses armes nucléaires. «En tant que président, Obama a créé un nouveau climat dans la politique internationale. La diplomatie multilatérale a retrouvé une position centrale, avec un accent sur le rôle que les Nations unies et d'autres institutions internationales peuvent jouer», a ajouté Thorbjoern Jagland.

Espoir
«Rarement une personne a, comme l'a fait Obama, capturé l'attention de la planète et donné à sa population l'espoir d'un avenir meilleur», a-t-il dit. Homme le plus puissant de la planète, Barack Obama a notamment prononcé en juin dernier en Egypte un discours destiné à jeter des ponts entre son pays et le monde musulman. Ce discours intervenait après des années de tensions liées aux attentats du 11 septembre 2001 et à la guerre contre le terrorisme qui s'en est suivie. Parmi les «faits d'armes» du nouveau président américain, Thorbjoern Jagland a aussi relevé son engagement dans la lutte contre le changement climatique. Le prix lui sera remis à Oslo le 10 décembre, une date qui coïncide avec la conférence internationale sur le climat à Copenhague. Le président américain reste toutefois confronté à deux conflits ouverts: l'un en Irak, l'autre en Afghanistan, où il est à la recherche d'une nouvelle stratégie.

Un Nobel pour faire quoi?
En apprenant que Barack Obama avait obtenu le prix Nobel de la paix, de nombreux Américains se sont interrogés pour comprendre quelles raisons avaient valu cette distinction à leur président. «Ce serait merveilleux si je pouvais saisir pourquoi il a gagné», déclare ainsi Claire Sprague, octogénaire rencontrée à New York. Ils voulaient, j'imagine lui décerner un honneur, mais je ne vois pas pourquoi», poursuit cette ancienne professeur d'anglais. Couronné en 2002, l'ancien président Jimmy Carter estime, lui, que le choix du comité Nobel illustre l'espoir que Barack Obama a fait naître dans le monde entier. «C'est une audacieuse déclaration de soutien international à sa vision et à son engagement en faveur de la paix et l'harmonie dans les relations internationales», écrit l'ancien président dans un communiqué. Mais cette opinion est loin de faire l'unanimité. Certains jugent que le choix d'Obama va nuire à la crédibilité du comité Nobel et de ce genre de distinction. «Ça ressemble moins à une récompense objective qu'à un appui politique», note William Jelani Cobb, qui enseigne l'histoire au Spelman College d'Atlanta et s'apprête à publier un essai sur le 44e président des Etats-Unis. «Guantanamo n'est pas encore fermé et ça lui complique la tâche pour accroître les effectifs militaires en Afghanistan», conclut-il.

Des précédents
Barack Obama est le troisième Américain membre du Parti démocrate à recevoir le Nobel de la paix depuis le début du XXIe siècle, après l'ancien président Jimmy Carter (2002) et l'ancien vice-président Al Gore (2007). Il n'est pas non plus le premier chef d'Etat ou de gouvernement en exercice à obtenir le Nobel de la paix: ce fut déjà le cas par exemple de Mikhaïl Gorbatchev, alors président soviétique, en 1990. Le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin également avait partagé le Nobel de la paix avec le numéro un palestinien Yasser Arafat, en 1994.

samedi, octobre 03, 2009

Guy Laliberté est arrivé à la Station spatiale internationale

Guy Laliberté est arrivé à la Station spatiale internationale. Le vaisseau Soyouz, qui transportait le fondateur du Cirque du Soleil, un cosmonaute russe et un astronaute américain, s'est amarré vendredi. Selon Radio-Canada, Laliberté fut accueilli par l'astronaute canadien Robert Thirsk. Ce dernier se trouve dans l'espace depuis quatre mois. Arborant un nez rouge, l'homme d'affaires a ensuite conversé avec l'un de ses enfants par satellite peu de temps après son entrée dans la station spatiale. Laliberté, le premier touriste canadien de l'espace, s'est envolé mercredi à partir de la base de Baïkonour, au Kazakhstan. Il a déboursé 35 millions $ pour cette aventure. Le 9 octobre, il lira en direct de l'espace un texte de Yann Martel. RDI diffusera d'ailleurs cet événement. Des spectacles auront également lieu dans 14 villes du monde. L'ancien vice-président américain Al Gore, l'astronaute Julie Payette, Peter Gabriel, U2 et Shakira doivent y participer. Laliberté veut ainsi se servir de son périple pour sensibiliser les populations à la cause de l'eau.

mardi, septembre 22, 2009

La note hebdo de La Banque Postale

La semaine a été bénéfique pour les marchés. Le CAC 40 a atteint un plus haut d’un an en dépassant les 3 800 points. Vendredi, à la clôture, l’indice parisien a progressé de 2,61% sur cinq jours à 3827,84 points. La Bourse de Paris a néanmoins terminé la semaine sur une note plus hésitante, les investisseurs étant tentés de prendre leurs bénéfices. De son côté, le Footsie a gagné 3,22% ; quant au DAX (1,42%), il est un peu en retrait sur le CAC 40, suite peut-être à la publication mercredi d’un indicateur de confiance des investisseurs (le ZEW) jugé décevant.

Wall Street a encore une fois soutenu la tendance grâce à de nombreuses publications macroéconomiques au-dessus des attentes et aux déclarations assez optimistes de Ben Bernanke (cf. infra). Le Dow Jones a franchi un record annuel à 9853,75 points (+ 2,35% sur cinq jours). Parmi les plus fortes hausses du CAC 40, EDF a profité de l’aboutissement de tractations entre Paris et la Commission Européenne sur l’ouverture à la concurrence du marché de l’électricité français à l’horizon 2015. Les tergiversations sur la succession de son PDG ont toutefois troublé les investisseurs. Le titre a grimpé de 4,87% sur la semaine.

Air France-KLM a également bien progressé après avoir annoncé qu’il pourrait entrer dans le capital de Japan Airlines, et suite à des rumeurs concernant ses projets de restructurations de sa branche fret. La compagnie aérienne signe une bonne performance en guise d’adieu au CAC 40 qu’il doit quitter la semaine prochaine au profit de l’entreprise parapétrolière Technip. L’action Air France-KLM a gagné 5,25% sur cinq jours. Enfin, parmi les gagnants de la semaine, il faut citer le secteur bancaire avec notamment une forte progression de BNP Paribas (+9,45% sur une semaine) et de Société Générale (+9,07%).

mardi, septembre 15, 2009

Washington retrouve le Conseil des droits de l'homme

Avec la 12e session du Conseil des droits de l'homme, les Etats-Unis entrent de plein pied dans cette institution onusienne qu'ils avaient boycottés depuis sa création. Un retour qui suscite espoirs et déception. Les Etats-Unis ont tenu à marquer leur retour dans l'arène des droits humains de l'ONU. Pour l'ouverture ce lundi de la 12e session ordinaire du Conseil des droits de l'homme, Washington a choisi d'être représenté par Esther Brimmer, sous-secrétaire d'Etat en charge des organisations internationales. La diplomate afro-américaine a en effet été membre de la délégation américaine à la Commission des droits de l'homme – dissoute en 2006 au profit de l'actuel Conseil.

D'aucun regrettent néanmoins que les États-Unis n'aient toujours pas nommé un nouveau représentant permanent à Genève, remplaçant l'ambassadeur nommé par la précédente administration. Ils plaident même pour la création à Genève d'un poste d'ambassadeur aux droits de l'homme – à l'image du représentant américain à l'OMC - un choix qui permettrait, selon eux, d'envoyer un signal encore plus fort sur les intentions américaines dans ce domaine. Pour l'heure, cette nomination est entre les mains de la secrétaire d'Etat Hillary Clinton et de Michael Posner, nommé par Barack Obama à la tête du Bureau des droits de l'homme du Département d'Etat, un choix qui doit encore être confirmé par le Sénat dans les prochaines semaines.

Politique de la chaise vide
Pour rappel, sous l'administration Bush, les États-Unis ont choisi de ne pas intégrer le Conseil des droits de l'homme, au motif qu'il était dominé par des violateurs notoires des droits humains, tels que Cuba, l'Egypte ou le Pakistan et qu'il se focalisait sur les violations commises par Israël uniquement.

L'administration Obama, elle, considère que les États-Unis ne peuvent exercer leur leadership dans une telle instance en la désertant. Certes, l'élection en mai dernier des États-Unis comme nouveau membre du Conseil ne modifie pas fondamentalement les rapports de force entre les 47 membres du Conseil. Mais nombres de défenseurs des droits humains ont tout de même perçu cette élection comme un signal positif en faveur de leur combat. Intérêts stratégiquesUn point de vue que nuance Adrien-Claude Zoller: «Il ne suffit pas que les États-Unis s'excusent à propos de Guantanamo. C'est la politique américaine qui doit changer, en particulier celle qui est suivie à l'égard de pays comme l'Egypte ou le Pakistan.»

Et le directeur de l'ONG Genève pour les droits humains de poursuivre: «le problème est que l'Egypte est un acteur clé dans les efforts américains pour résoudre la crise au Moyen-Orient. Le Pakistan, lui, est perçu comme un allié essentiel dans la guerre que mènent les Etats-Unis en Afghanistan. Tant que cette situation restera ainsi, les violations des droits humains dans ces deux pays continueront d'être négligées.»Un point de vue que partage Rachid Mesli. Le directeur d'Alkarama – une ONG basée à Genève qui dénonce les violations des droits humains dans le monde arabe – craint que les Etats-Unis soient trop conciliants envers les régime dictatoriaux.

«L'accueil réservé récemment par Washington au président égyptien Hosni Moubarak nous a beaucoup déçus. Les citoyens du monde arabe savent bien que les dictateurs qui les gouvernent sont soutenus financièrement par les pays occidentaux et qu'ils peuvent se maintenir au pouvoir grâce à ces appuis. Les prises de paroles de Barack Obama nous ont donné un grand espoir. Reste à savoir comment elles se traduiront en actes.»
Les temps changent

William Shultz, du Center for American Progress – un club de réflexion progressiste – estime, lui, que le vent du changement souffle déjà. Et ce en se référant au message lancé au monde musulman par le président Obama, lors de son fameux discours du Caire de juin dernier, à la nomination d'un représentant pour les affaires musulmanes, sans oublier sa décision de fermer Guantanamo et d'interdire la torture.«Bien sûr, Obama doit se concentrer sur les questions considérées comme primordiales pour les Américains en ce moment, soit la réforme du système de santé, l'économie et notre présence en Afghanistan, reconnaît cet ancien directeur d'Amnesty International. Mais les droits humains sont justement une composante importante de ces dossiers. Les Etats-Unis ne peuvent donc pas atteindre leurs objectifs stratégiques en ignorant les droits de l'homme.» qu'il en soit, «le changement ne se produira pas à Genève. Il se manifestera d'abord à Washington, quand la secrétaire d'État Hillary Clinton s'adressera directement à ces pays en faisant pression sur eux sur la question des droits de l'homme», assure, de son coté, Adrien-Claude Zoller.