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mardi, juin 26, 2007

Les garçons traités comme des aînés auraient un QI plus élevé

Les garçons occupant le premier rang de l'ordre hiérarchique familial, autant les aînés que ceux dont les frères et soeurs plus vieux sont décédés, obtiennent des résultats supérieurs au test de quotient intellectuel (QI) à ceux de leurs plus jeunes frères, selon une étude publiée vendredi dans la revue "Science". Les chercheurs Petter Kristensen et Tor Bjerkedal, de l'Institut national norvégien de médecine du travail, risquent de raviver le débat vieux de plus d'un siècle sur les capacités intellectuelles des aînés et des garçons uniques. Selon eux, le fait d'être le premier né d'une famille importe moins que de grandir en tant qu'enfant aîné.

Leurs conclusions s'appuient sur une vaste étude réalisée sur 241.310 Norvégiens recrutés par l'armée de 1967 à 1976, tous âgés de 18 ou 19 ans au moment des travaux. Le QI moyen des garçons aînés recensés était de 103,2 et celui des garçons nés au deuxième rang de 101,2. Par contre, les deuxièmes garçons dans l'ordre familial dont le frère aîné était mort en bas âge ont obtenu un QI moyen de 102,9. Pour les garçons nés au troisième rang, le QI moyen s'est établi à 100,0. Toutefois, ce score grimpe à 102,9 si leurs deux frères plus âgés sont décédés durant leur enfance. Ces résultats viennent "prouver que le lien entre le rang à la naissance et le QI dépend du rang social occupé dans la famille plutôt que de l'ordre de naissance comme tel", concluent les chercheurs.

Cette question délicate soulève les passions depuis 1874. cette année-là, Sir Francis Galton, anthropologue et psychologue britannique, soutint que les hommes occupant des fonctions importantes dans la société avaient tendance à être des premiers nés. Pourtant, Descartes était le dernier de trois enfants, Copernic le plus jeune de quatre frères et Darwin le cinquième enfant d'une famille de six. De nombreuses études ont depuis démontré un niveau de QI plus élevé chez les premiers nés, mais elles ont été fréquemment remises en question pour leur méthodologies. Contrairement à d'autres études, l'analyse des scientifiques Norvégiens tient compte uniquement des hommes. Frank Sulloway, chercheur à l'institut de recherche sociale et sur la personnalité de l'Université de Californie à Berkeley, a salué cette analyse selon lui "élégamment construite". "Ces deux chercheurs montrent que c'est la manière dont les participants à l'étude ont été élevés qui a influencé leur QI et non pas leur rang à la naissance", a commenté ce scientifique sans lien avec l'étude. Selon lui, l'enfant aîné jouit d'une longueur d'avance car il peut parfaire son apprentissage en agissant comme tuteur auprès de ses frères et soeurs. Cela lui permet de structurer et d'exprimer sa pensée, alors que le plus jeune frère n'a personne à qui transmettre ses connaissances.

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