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vendredi, novembre 27, 2009

Le pari d'Ubisoft

On connaît Ubisoft, qu'on soit amateur de jeux vidéo ou pas. Fleuron de l'entrepreneuriat québécois, cette compagnie visionnaire dévoilait hier au Devoir son projet le plus ambitieux à ce jour: le jeu Avatar, un complément plus qu'un produit dérivé du film-événement de James Cameron.

Impressionnants, les locaux d'Ubisoft. Un vieil immeuble reconverti, quatre étages, un gym, un espace lounge... Une vraie microsociété qui fourmille en vase clos. Au final, c'est presque tout un étage qu'aura réquisitionné la vaste équipe retenue pour la réalisation du jeu Avatar. «Initialement, chaque projet commence avec un petit noyau: un producteur, un directeur créatif, un directeur artistique... C'est la conception», explique Geneviève Laurendeau, attachée de presse chez Ubisoft. «Au cours des trois dernières années, c'est plus de 250 personnes qui ont travaillé à temps plein sur Avatar», précise plus tard Patrick Naud, producteur exécutif du jeu.

La visite qui précède la démonstration permet d'avoir une meilleure appréciation de toute la logistique humaine et technologique qu'a nécessitée la création d'Avatar. «Les premiers contacts avec James Cameron remontent à novembre 2006, se souvient M. Naud. Trois ans pile, c'est vous dire le temps et l'énergie qu'on y a mis.»

Ce qui a séduit le célèbre réalisateur, c'est la proposition d'Ubisoft qui, plutôt que de se cantonner au concept du jeu imitant le film, a suggéré une approche inédite: et si, contrairement à ce qui survient dans le long métrage, le joueur avait la possibilité de choisir son camp, c'est-à-dire de décider si son avatar servira les humains ou les Na'vis, le peuple indigène qui habite la planète convoitée par les premiers. L'idée a plu au cinéaste qui, en retour, a mis les gens d'Ubisoft au défi de créer un jeu en 3D.

Le résultat est impressionnant. Et varié. En effet, plusieurs versions du jeu ont été conçues. La première, pour la console Wii, permet au joueur d'adopter le point de vue d'un Na'vi. Ce support particulier, avec manettes et plateforme corporelle, fait écho à la relation fusionnelle qui unit les Na'vis à leur environnement. Cette version permet une grande interactivité et peut soutenir plusieurs participants, en duo ou en alternance, et ce, à tout moment de la partie.

La version 3D du jeu à quant à elle été conçue pour Playstation 3, XBOX 360 et PC. L'effet est bluffant. Armé de lunettes (et d'un écran) appropriées, le joueur plonge de plain-pied dans l'univers de Pandora en suivant le cours de son choix. «Notre objectif ultime était de prouver que la technologie 3D, qui est encore un peu boudée, pouvait servir le jeu vidéo, bonifier l'expérience de jeu, de dire Patrick Naud. À cet égard, Avatar est un pionnier.»

Mis au point en parallèle du film, et non à sa remorque, le dernier-né d'Ubisoft a joui d'un accès illimité aux différentes composantes du film tout au long de sa conception: effets visuels, textures, découpage technique, etc. Les convertis trépignent déjà d'impatience, les autres n'ont pas fini d'en entendre parler!

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