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jeudi, octobre 23, 2008

La contre-offre rejetée par Beaulieu

Le syndicat et la direction de Beaulieu Canada se sont rencontrés une nouvelle fois jeudi, mais la démarche n'a pas donné les résultats escomptés. Les trois directeurs de l'entreprise présents n'ont montré aucun intérêt pour la contre-offre présentée par le syndicat. Il faut toutefois dire que la proposition préparée par les représentants syndicaux ne contenait pas de concessions salariales. « Notre proposition était sérieuse et permettait à l'entreprise de faire des économies, mais l'employeur n'a pas voulu faire l'effort de calculer ce que ça représentait, indique Gaétan Desnoyers, conseiller syndical. Les concessions au niveau monétaire englobent plusieurs questions, dont les vacances, les jours fériés, les heures de repas, qui peuvent permettre à l'employeur d'y trouver son compte économiquement. Mais la position des employés était claire, on l'a vu lors des votes des deux assemblées, ils ne voulaient pas qu'on leur présente autre chose qu'un gel de salaire. »

Au lendemain de la rencontre, M. Desnoyers était toujours furieux d'avoir travailler et de s'être déplacé pour rien. « Dans notre tête, c'était terminé et ça fermait, mais nous avons eu des indications à l'effet que l'employeur attendait une contre-offre de notre part. Nous avons donc fait nos devoirs, mais dès que nous sommes arrivés là-bas, nous avons trouvé bizarre que le chef de la direction, Karel Vercruyssen, ne soit pas là, compte tenu de l'importance du moment. Il y avait trois directeurs et l'avocate de la compagnie, mais on nous a rapidement dit que s'ils étaient là, c'est parce qu'ils avaient été convoqués par le Ministère, mais qu'ils ne voulaient pas prendre connaissance de notre offre. La surprise a été totale. »

Benoit Leclaire, vice-président finances chez Beaulieu, n'a pas retourné les appels de La Pensée, mais dans un communiqué émis par la direction, on peut lire une version des faits différente. « Avant même de présenter la contre-offre, le syndicat a clairement indiqué qu'il vaudrait mieux ne pas perdre de temps à la lire si au départ l'entreprise avait toujours l'intention de maintenir sa demande de réduction de salaires, peut-on lire dans le communiqué. Étant donné que l'entreprise a toujours indiqué qu'une réduction des salaires était essentielle à la poursuite des activités de fabrication, l'employeur n'a pas d'autre choix que de fermer l'usine 3 d'Acton Vale. »

Gaétan Desnoyers aurait tout de même espéré que la direction lui fasse savoir plus tôt qu'elle n'était pas ouverte à de nouvelles propositions. « Ça fait une semaine qu'ils savent que nous travaillons pour leur présenter une proposition. Tant qu'à faire espérer les gens, ils auraient pu nous répondre plus tôt et éviter de nous faire venir à Montréal pour rien. À la sortie de la rencontre, j'étais très déçu et en colère. Tout ça laisse un goût bien amer. La moindre des choses aurait été de prendre le document et de l'évaluer. » Dans un dernier espoir de faire bouger les choses, les députés Éric Charbonneau et Ève-Mary Thaï Thi Lac, ont demandé une rencontre en début de semaine avec la haute direction de l'entreprise.Pour le syndicat toutefois, la partie est terminée. « Nous avons fait une ultime tentative d'en arriver à quelque chose, nous avons fait ce que nous pouvions faire. Mais le travail n'est pas fini, assure M. Desnoyers. Nous avons maintenant 300 employés à reclasser. Depuis une dizaine de jours, nous avions suspendu ce travail pour préparer la contre-offre, nous allons maintenant recommencer. Les gens vont être appelés individuellement pour regarder leur c.v. et leurs intentions et nous allons tout faire pour les aider à se replacer. »

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