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dimanche, octobre 14, 2007

Des travaux qui coûtent cher aux commerçants

Les commerçants de la rue St-Joseph à Valcourt devront encore faire preuve de patience. Les importants travaux sur la rue, qui devaient au départ se terminer à la fin du mois d'octobre, ont pris de trois à quatre semaines de retard. Ce n'est donc pas avant la troisième semaine de novembre que la circulation sera de nouveau fluide sur la rue principale. Deux raisons expliquent ces retards dans les travaux. « Malgré le sondage du sol qui avait été fait, il y avait plus de roc que prévu, ce qui a nécessité du dynamitage et amené des délais supplémentaires, explique Denis Leclerc, directeur général de la municipalité de Valcourt. De plus, il y a eu un retard de deux semaines dans la livraison des bases de lampadaires. L'entrepreneur met toutefois les bouchées doubles pour rattraper le temps perdu. » La Ville procède actuellement à la réfection de l'ensemble des infrastructures sous la rue St-Joseph, soit les aqueducs, les égouts pluviaux et les égouts sanitaires. Par la même occasion, les fils électriques seront enfouis sur un tronçon de 613 mètres de la rue. « En 2002, nous avons constaté des lacunes importantes dans nos infrastructures, ce qui est normal pour des équipements qui ont 55 ans, précise M. Leclerc. Il fallait procéder aux travaux rapidement, car le débit et la pression n'étaient plus suffisants pour alimenter les bornes fontaines et les gicleurs, notamment chez BRP. De plus, les égouts sanitaires étaient sur le point de s'écraser. Comme il fallait ouvrir la rue au complet, on s'est dit pourquoi ne pas enfouir les fils pour rendre le secteur plus attrayant et revitaliser le centre-ville. » Le coût des travaux s'élève à près de 7 M$, financé à 79 % par des subventions gouvernementales. La municipalité investit près de 1,5 M$.

Des commerçants exaspérés
Débutés au printemps, les travaux ont un impact majeur sur les affaires des commerçants qui ont pignon sur la rue St-Joseph. La circulation et le stationnement étant très difficiles, les clients sont moins nombreux à passer la porte des entreprises locales. « Ça fait cinq ans que je suis en affaires et j'ai toujours eu le même roulement dans les ventes, indique Michel Piet, de chez Val-Tech Électronique. Mais pour le mois de septembre cette année, j'ai fait environ le tiers des ventes par rapport au même mois en 2006. Nous avons même dû fermer complètement une journée, car le magasin n'était pas accessible. Nous-mêmes, nous avons dû stationner plus loin pendant plusieurs jours, alors le client qui n'est pas obligé de venir, il ne se déplace pas. » Chez Pièces d'autos Ferland, l'achalandage a aussi été beaucoup moins important. « On nous avait dit qu'il y aurait toujours une bonne accessibilité aux commerces, mais ce n'est pas le cas, mentionne Nicole Ferland. En septembre, le chiffre d'affaires a diminué de 25 %. Les journées sont difficiles. Habituellement, l'été, nous sortions les tracteurs dehors, mais là, ça n'a pas été possible. »

Du côté de la pharmacie Pascale Lapierre, la situation est un peu moins difficile. « Nous avons une voie alternative qui donne accès au commerce, donc pour nous l'impact n'est pas trop important, mentionne Stéphane Mailhot. Les travaux sont plus longs que ce qui nous avait été dit, mais je n'ai pas senti qu'on avait brimé l'accès à mon commerce de façon injustifiée. Quand il y a eu des situations plus problématiques, j'en ai parlé et la Ville a réglé le problème très rapidement. Mais comme tout le monde, j'ai hâte que ça se termine. » Le directeur général de la municipalité comprend que la situation est difficile et demande aux commerçants d'être patients. « Je sens très bien les préoccupations des commerçants et je comprends leurs réactions, mais nous faisons tout notre possible pour que les travaux se terminent le plus rapidement possible et qu'ils occasionnent le moins d'inconvénients possibles, indique M. Leclerc. Les commerçants doivent faire preuve de beaucoup de patience et de compréhension, mais en général, depuis le début, nous avons une bonne collaboration de leur part. » Il ajoute que ce projet de revitalisation s'inscrit dans un projet plus global de développement, qui pourrait éventuellement bénéficier aux commerçants. « La rue sera complètement réaménagée, avec des arbres, du mobilier urbain et ce sera plus convivial pour les piétons, explique-t-il. L'idée est d'inciter plus de monde à fréquenter la rue principale. Nous avons d'ailleurs une entente avec le musée J.-A. Bombardier, pour que les guides incitent les visiteurs à se rendre sur la rue. Le but de l'exercice est d'avoir un achalandage commercial accru. » Questionné à ce sujet, les commerçants se sont montrés plutôt sceptiques quant à la possibilité d'attirer plus de clients. « Ce n'est pas parce qu'il y aura de beaux lampadaires que les gens vont magasiner davantage », indique Nicole Ferland.

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