Avis publique Parlons Sports avec Kevin Bissonnette L'Astro-Blog La Météo

samedi, août 11, 2007

Pour oublier Tchernobyl

Même si la catastrophe nucléaire de Tchernobyl s'est produite il y a 21 ans, soit le 26 avril 1986, à l'autre bout du monde, elle a eu et elle continue d'avoir des retombées positives, et non radioactives, jusqu'au Québec. Chaque année depuis au moins 15 ans maintenant, plusieurs familles québécoises hébergent l'espace de quelques mois de jeunes enfants venus d'Ukraine ou de la Biélorussie pour se refaire une santé loin des retombées radioactives nocives qui affectent leur santé. Si le mouvement de sympathie a semblé s'essouffler un peu ces dernières années, il a retrouvé cet été un second souffle. De 14 familles en 2006, elles sont maintenant 34 à goûter à cette aventure. Une progression qui s'expliquerait en bonne partie par l'attention que les médias accordent bon an mal an au réseau d'entraide. « Plus les gens entendent parler des enfants de Tchernobyl et de ce parrainage, plus les familles d'ici veulent tenter l'expérience », constate la Valoise Lucie Pépin, chef de groupe pour la région Montérégie, Estrie et Centre du Québec, où on retrouve 12 des 34 familles.

Lucie Pépin et son conjoint accueillent pour une cinquième année déjà un enfant qui continue bien malgré lui de subir les contrecoups d'une catastrophe qu'il n'a même pas vécu. Cet été, leur « petite princesse Margarita Korzan, sept ans, est arrivée le 26 juin pour un séjour de deux mois, son retour au Bélarus étant prévu pour le 20 août. Pour encore quelques jours, Margarita mangera des aliments cultivés dans de la terre non contaminée et elle renforcera son système immunitaire tout en s'adonnant à des activités amusantes, comme la baignade ou des sorties récréatives avec sa famille d'accueil ou tous les autres jeunes visiteurs de la région. Jeudi, elle a découvert le Zoo de Granby. Bientôt, ce sera les Internationaux de tennis à Montréal où elle aura l'occasion d'aller encourager un de ses compatriotes. Ce bon temps au Québec lui fera un bien énorme comme le confirmeront les tests que lui feront subir les médecins à son retour chez elle. Chaque enfant est examiné au départ et à l'arrivée et il n'est pas rare de voir le taux de radioactivité dans leur organisme chuter de moitié en l'espace de deux mois, mentionne Mme Pépin.

Ce contact privilégié avec cette fillette fera aussi un bien énorme à cette jeune retraitée de l'enseignement. « J'ai toujours aimé les enfants et les impacts passés, présents et futurs de cette catastrophe ont touché une corde sensible chez moi. J'avais le goût d'aider concrètement et cette expérience culturelle nous apporte beaucoup. » Mme Pépin s'est d'ailleurs mise à l'apprentissage du Russe et elle a visité le Bélarus l'an dernier, près de sa frontière commune avec l'Ukraine et la fameuse centrale.Son voyage n'a fait que confirmer son désir de faire davantage pour ces enfants. Le seul frein est d'ordre financier. Les frais de voyage sont à la charge des familles d'accueil. Il en coûte environ 1 700 $ pour accueillir un enfant. Et on ne parle pas des frais d'hébergement et de séjour qui s'ajoutent une fois au Québec. C'est pour cela que les familles font appel à des commanditaires ou qu'elles multiplient les activités de financement le reste de l'année. Dans le cas de la famille Pépin, la levée de fonds annuelle prend la forme d'une vente de livres usagés tenue dans le mail des Galeries de Saint-Hyacinthe durant le long week-end de Pâques. « Grâce à vous, les gens qui viendront nous encourager l'an prochain pourront mettre un visage, celui de notre princesse Margarita, sur leur don. » Ceux et celles qui veulent en savoir plus sur le parrainage des enfants de Tchernobyl peuvent consulter le site enfantstchernobyl.org ou encore contacter Lucie Pépin au 450-549-4575.

Libellés :

0 Comments:

Publier un commentaire

-

Créer un lien

<< Home